
Le Creps de Toulouse, soutenu par la Région Occitanie, dans le cadre d’un appel à manifestation d’intérêt concernant la modernisation de l’appareil de formation, s’est penché sur la question de la digitalisation de ses contenus de formation. Le processus de granularisation s’est inscrit au cœur d’une première phase de travail de digitalisation qui a abouti sur le développement d’un parcours en blended learning de l’UC1 et l’UC2. Intéressons nous de plus prêt à ce processus de découpage des séquences d’apprentissage qui a impliqué les acteurs de l’équipe formation.
Les contenus abordés dans le cadre de l’unité capitalisable N°1 (UC1 – » encadrer tout public dans tout lieu et toute structure « ) et l’unité capitalisable N°2 (UC2 – » mettre en œuvre un projet d’animation s’inscrivant dans le projet de la structure « ) sont nombreux . Avant de viser le séquençage en petites unités d’apprentissage, la première question a concerné la définition des objectifs et sous objectifs à atteindre dans le cadre de l’UC1 et UC2. Ainsi, dan un premier temps, un groupe de travail de formateurs a collaboré pour cibler et situer, les uns par rapport aux autres, dans un souci d’articulation cohérente, les objectifs à prioriser. Un travail de mind mapping a permis de faire ressortir les grands axes sur chaque unité, allant, par exemple, pour l’UC1, d' »Etablir un diagnostic interne de la structure » à » Développer sa communication professionnelle et interpersonnelle ».
Cette visibilité des grands axes a permis de lancer le processus collectif de concertation, par module, où les formateurs ont pu identifier plusieurs sous-objectifs à atteindre. Ce travail collaboratif a été riche et a permis de faire émerger aussi, au final, une culture commune pour chacune des thématiques abordées. Après ce temps de définition des grandes finalités essentielles à atteindre pour nos stagiaires, s’est enchaîné un autre temps, celui de l’affinage sur chacune des portions afin de pouvoir identifier l’ensemble des contenus dispensés sur chacun des chapitres envisagés. Par exemple, dans le module concerné par l’établissement d’un diagnostic externe, nous pourrons abordé l’identification du micro-environnement à travers des contenus aussi divers que : les cinq forces de Potter, le taux de fidélisation, ou encore la « règle des 4P » sur la concurrence. Ce travail d’affinage des contenus a permis de redécouvrir, de manière collégiale, les cours proposés par ses collaborateurs et de se réinterroger sur les contenus prioritaires à cibler pour un public « stagiaires BP ».
Une fois l’ensemble des contenus construits, il s’est posée la question de s’interroger sur la modalité de transmission : savoir si ils devaient être essentiellement transmis à distance ou en présentiel. En effet, l’équipe a pu mettre en avant que le caractéristiques de nos stagiaires ne permettaient pas que l’ensemble des contenus soient transmis selon la modalité unique du distanciel. Ainsi, il nous est apparu essentiel de distinguer les grains qui pourraient être abordés en distanciel et ceux qui méritaient un temps d’accompagnement en présentiel. Cette réflexion a abouti par la finalisation d’un parcours complet en UC1/UC2 en blended Learning.
Cette phase d’ingénierie pédagogique présentée dans ce projet de digitalisation s’est poursuivie par une phase de conception pédagogique puis de production pédagogique, où le Creps a pu profiter d’un accompagnement d’un expert sur la digitalisation, Laet’s Mind, cabinet sélectionné par la Région Occitanie.
Ce travail autour de la granularisation a permis de pousser la réflexion sur les choix des contenus prioritaires à programmer en fonction du public apprenant et de ses caractéristiques. Il a aussi eu l’avantage de créer une véritable culture commune entre collaborateurs formateurs qui pouvaient dispenser des cours sur l’UC1/UC2 avec leurs groupes mais qui n’avaient pas forcément connaissance de l’articulation précise des cours des autres collaborateurs. Enfin, ce séquençage effectué, grain après grain, s’inscrit dans une perspective de réinvestissement, suite à la loi du 5 septembre 2019 « pour la liberté de choisir son avenir professionnel », où le bloc de compétence est valorisé. La granularisation s’inscrit dans cette même logique de séquençage identifiée par le législateur en vue de pouvoir proposer à l’apprenant un parcours à la carte.



commentaires
Olivier Lerouge
il y a 4 ansSalut Sylvain, merci pour ton article.
Tu dis qu’on est sur un parcours hybride avec du présentiel et du distantiel. quel est le pourcentage des deux modalités pédagogiques ?
Sylvain Salies Occitanie
il y a 4 ansBonjour Olivier,
Oui, effectivement il s’agit bien d’un parcours hybride articulé entre temps en distanciel et en présentiel. On travaille, soit sur le principe de la classe inversée où le cours en présentiel vient renforcé les apprentissages vus en distanciel, soit sur le principe sur lequel le cours à distance vient renforcer le cours vécu en classe par les stagiaires. On est à un peu plus de 50% des cours en distanciel cette année sur les formations qui utilisent ce nouveau parcours. En fonction de l’évaluation qui sera réalisée par les formateurs et grâce aux retours des stagiaires, il est prévu de réajuster le parcours et affiner cette répartition.